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2013-02-06 - Une pension alimentaire à payer

L’homme est le père biologique de l’enfant sur la photo.

Même si un test d’ADN prouve qu’il n’est pas le père biologique de trois de ses quatre enfants, un homme devra malgré tout payer une pension alimentaire pour chacun d’eux.

C’est ce qu’a tranché la juge Claude Dallaire de la Cour supérieure dans un jugement déposé il y a quelques semaines dans un palais de justice de la Montérégie. L’homme doit donc remettre à la mère qui a la garde des enfants la somme de 452,98 $ toutes les deux semaines.

Pourquoi est-ce lui qui doit payer la pension alimentaire plutôt que les pères biologiques des trois enfants? 

Parce qu’il a toujours été reconnu comme étant leur père, jusqu’à l’annonce des résultats d’ADN.

Selon la juge Dallaire, l’homme remplit en effet tous les critères de la «possession d’état»: son nom est inscrit sur l’acte de naissance des enfants, il a toujours assumé leurs besoins et il a toujours reconnu être leur père sur une période «largement suffisante pour établir une filiation».

«Perdant»

Une décision que le père de famille peine à comprendre.

«On dirait que la loi ne tient pas compte de l’adultère et des mensonges dont j’ai été victime», déplore-t-il.

Puisqu’il n’était pas au courant qu’il était le père des enfants, comment aurait-il pu agir autrement, se questionne-t-il.

L’homme a l’impression d’être «perdant sur toute la ligne». En plus de devoir payer une pension, il ne peut pas voir ses enfants comme il le voudrait, puisqu’il doit respecter des droits d’accès émis par la juge.

Menaces

Or, l’homme se prévaut rarement de ses droits, fait savoir la juge Dallaire dans son jugement. Il a en effet déjà dit à la Cour que tant et aussi longtemps qu’il devra verser une pension alimentaire pour les adolescentes, il ne les verra plus. Une menace qu’il a déjà mise à exécution: il ne les a pas vues entre août 2011 et septembre 2012.

La juge a d’ailleurs écrit qu’elle souhaitait que le père comprenne que «de priver ses enfants de sa présence en réaction à ce jugement» entraînerait des conséquences «désastreuses».

Rejointe hier par téléphone, la mère des enfants s’est d’ailleurs dite désolée de la réaction de son ex-conjoint.

«Ça me fait de la peine, parce que ce sont les enfants qui paient pour ça», lance-t-elle.

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