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Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec

2012-01-25 - Loin de nos valeurs


Avec ce jugement, c’est comme si on disait que, lorsqu’on est en couple, on est comme des associés d’affaires, évalue Me Anne-Marie Goldwater.

Une «triste journée» pour les droits de la famille, croit Me Anne-France Goldwater, qui appelle la population à faire entendre sa voix.

«L'égoïsme n'a pas sa place au sein de la famille, l'entreprise familiale requiert des sacrifices», a lancé l’avocate.

Me Goldwater croit qu’il est temps que la société québécoise tienne un véritable débat de société et fasse entendre sa voix collective, donnant en exemple les manifestations étudiantes contre la hausse des droits de scolarité.

Société distincte

«Je ne compte pas lâcher le morceau, il faut continuer à en parler, martèle la colorée avocate. S'il faut que j'aille cogner à la porte de la première ministre Pauline Marois, je le ferais. Il faut rétablir l'égalité au sein de la famille québécoise.»

Rappelant que la décision du plus haut tribunal avait été «extrêmement divisée» (5-4), Me Goldwater a estimé que les juges n'avaient pas pris en considération les particularités du Québec, où un grand nombre d'unions le sont sans passer par l'église où la mairie.

«50% des enfants sont nés de parents qui sont conjoints de faits, on peut imaginer le début d'un appauvrissement de la femme, a-t-elle lancé, ajoutant ne pas reconnaitre les valeurs québécoises dans le jugement. Je ne comprends pas la froideur de la Cour suprême.»

L’avocat de Lola

L’avocat de Lola, Me Guy Pratte, s’est aussi dit déçu. «C’est un débat extrêmement sérieux. J’espère maintenant que les législateurs au Québec en tiendront compte. Peut-être que des voix s’élèveront pour qu’il y ait des modifications pour accorder certaines protections aux conjoints de fait parce que derrière Lola, il y a des centaines de milliers de conjoints et conjointes de fait qui ont droit à certaines mesures de protection.»

Environ 35 % des couples au Québec vivent en union de fait.

La porte ouverte

Malgré sa déception, Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, croit que la décision de la Cour suprême laisse la porte ouverte à des modifications pour protéger les personnes, a-t-elle toutefois précisé.

«La vie n’arrête pas à la suite du jugement.

On va continuer les débats sociaux et interpeller les ministres et les députés», a indiqué Mme Lévesque.

 

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